A community in Congo
La Famille Paulinienne à Kinshasa
Kinshasha
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Lubumbashi
Lubumbashi (formerly known as Élisabethville) located in the southeastern part of Democratic Republic of the Congo, is the second-largest city in the country.
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La mission confiée à l’église est d’accompagner l’homme au royaume du Christ qui se manifestera le jour de sa venue en s’occupant de l’homme du point de vue spirituel et humain. L’église accomplie cette mission depuis des siècles par des hommes et des femmes qui se consacrent à suivre le Christ de prêt comme nous pouvons lire sur le document Perfectae Caritatis : « Dès les origines de l’Église, il y eut des hommes et des femmes qui voulurent, par la pratique des conseils évangéliques, suivre plus librement le Christ et l’imiter plus fidèlement et qui, chacun à sa manière, menèrent une vie consacrée à Dieu. Beaucoup parmi eux, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, vécurent dans la solitude, ou bien fondèrent des familles religieuses que l’Église accueillit volontiers et approuva de son autorité. À partir de là se développa providentiellement une admirable variété de communautés religieuses qui contribuèrent beaucoup à ce que l’Église non seulement fût apte à toute bonne œuvre (cf. 2 Tm 3, 17) et prête pour l’exercice de son ministère en vue de l’édification du Corps du Christ (cf. Ep 4, 12), mais encore apparût embellie des dons variés de ses enfants comme une épouse parée pour son époux (cf. Ap 21, 2), et que par elle fussent manifestées les ressources multiples de la sagesse de Dieu (cf. Ep 3, 10) » (PC 1)

L’histoire de la vie consacrée comme nous connaissons commence vers la fin du 2e siècle en Egypte, où un certain Antoine (Saint Antoine abbé) orphelin du père et de la mère, après avoir écouté la parole de Jésus qui disait au jeune riche : « va, vend tous, et suis moi », se retira de la cité en se réfugiant dans le désert. Ce style de vie donnant curiosité aux citadins qui se rendaient chez lui au désert pour bénéficier de ces conseils et exhortations : cela peut être vu comme le premier apostolat qui fait d’Antoine une référence de toute la cité.

En outre, avec l’explosion de la vie monastique inspirée d’Antoine, nous allons assister à une révolution sans précédente : avec comme mission de chercher Dieu, les différents monastères se dédient à la prière la longueur de journée et à la lectio divina ; jusqu’à l’arrivée du Saint Benoit qui va introduire la fameuse règle Ora et labora. Les monastères ont contribué à l’expansion de l’Eglise et une culture de renommée jusqu’à nos jours.

En 16e siècle, juste après la révolution luthérienne, Ignace de Loyola créa la Compagnie de Jésus avec comme apostolat principale l’unification de la foi ; selon ce que dira à ses compagnons : « le but de notre mission reçue du Christ, telle qu’elle est présentée dans la Formule de l’Institut, est le service de la foi. Le principe unificateur de notre mission est le lien inséparable entre la foi et la promotion de la justice du Royaume ». C’est le début d’une grande révolution de la vie de l’Eglise qui ne connaitra pas fin jusqu’à nos jours ; les congrégations naissent à tout moment pour s’occuper de tel ou tel aspect de la vie de l’homme. Comme disait le Bienheureux Alberione, « les œuvres de Dieu se font par les hommes de Dieu ». Dans ce parcours qui caractérise le style de vie qui accompagne l’Eglise dans l’accomplissement de sa mission, les laïcs ne sont pas oubliés ; point ne besoin de rappeler que les anciens moines n’étaient pas des prêtres, mais des hommes animés d’un esprit de vivre à la suite du Christ en s’offrant totalement à lui ; partant de cela, l’Eglise reconnait officiellement l’apostolat de laïcs consacrés à travers l’encyclique Provvida Mater Ecclesia.

Eu égard de ce qui précède, nous comprenons que l’apostolat, quel que soit son mode ou le champ sur lequel ce dernier s’accomplie, est une suite logique de la mission laissée par Jésus-Christ à son Eglise, réalisée par les hommes et les femmes qui se dédient à vivre selon le modèle de Jésus. Or, si nous observons de prêt la vie et la mission de Jésus-Christ, nous nous rendons compte qu’il mettait au premier le salut de la personne, et en suite s’occupe du corps de la personne. Nous lisons à plusieurs fois les épisodes où se raconte que Jésus-Christ ‘’fut entouré d’une grande foule venue entendre la parole de Dieu’’, ou encore avant d’opérer un miracle commence par dire ’’tes péchés sont pardonnés’’.

Dans le livre La foi de toujours et l’homme d’aujourd’hui, le Cardinal Jean Daniélou (1905-1974) écrit : ‘’ce dont l’homme d’aujourd’hui a besoin, ce n’est pas d’un peu plus d’organisation ou de sociabilité ; ce dont il a besoin ce d’un Sauveur ; ce dont l’homme d’aujourd’hui a besoin, c’est de quelqu’un qui réponde aux problèmes fondamentaux de son existence, auxquels jamais aucune organisation sociale répondra ; et ce serait une folie si, en retard une fois de plus, les chrétiens se mettaient à courir après un christianisme qui serait qu’un humanisme social à un moment où les hommes de notre temps commencent à en découvrir les insuffisances et recommencent à avoir faim de Dieu. Ce serait le plus désolant des spectacles de voir les hommes demander Dieu à une Eglise qui ne serait plus capable de le lui donner. Je sais ce que je dis, du point de vue des jeunes. Il y a dans la crise de mal, le sentiment de l’insuffisance de la société technocratique pour résoudre les problèmes humains et une révolte à la fois de l’imagination et du cœur qui demandent qu’on réponde aux problèmes fondamentaux, au problème du bonheur, au problème de la signification de l’existence, au problème de la vérité. Il est désespérant de voir des chrétiens ou des prêtres se désintéresser de cette dimension, qui est essentiellement celle qu’aujourd’hui les hommes de notre temps vont nous demander, pour réduire le christianisme à une action sociale tout à fait louable, mais qui ne représente que l’aspect dégradé de ce qu’est le christianisme dans sa plénitude et son authenticité’’ (p. 33).

Notre humanité a besoin d’une ré-évangélisation ; la ré-évangélisation ne nécessite pas un nouvel évangile que celui de notre Seigneur. Notre monde a besoin des annonceurs de la bonne nouvelle comme dit l’Apôtre Paul : ‘’comment donc invoqueront ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? Selon qu’il est écrit : qu’ils sont beaux les pieds qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !’’ (Rm 10, 14-15).

Sans prôner la distinction entre les différentes formes d’apostolat qui existent au sein de l’Eglise, sachant que les premières paroles de Jésus-Christ au début de son ministère fut l’annonce du Royaume de Dieu, nous sommes d’avis que l’humanité actuelle a besoin des apôtres qui annoncent la parole de Dieu, car ‘’l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu’’ (Mt 4, 4).

C’est dans cette perspective que début 20e siècle, le Bienheureux Jacques Alberione se met à fonder la Famille Paulinienne avec comme programme ‘’Faire la charité de la vérité’’ ; une mission spéciale qui consiste à la diffusion la Parole de Dieu à chaque personne. Aujourd’hui, la Famille Paulinienne, composée de dix branches, se trouve dans le 5 continents en se donnant à accomplir cette mission avec les outils que le génie humain met en disposition de l’homme aujourd’hui ; le Bienheureux Alberione a pu ‘’scruter les signes de temps’’ en s’inspirant de Saint Paul envie d’évangéliser l’humanité entière.

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