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Comme à l’accoutumée, le monde entier a célébré, mardi 11 février 2020, la Journée Mondiale des Malades. « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28), tel est le titre du message du Pape François retenu à cette occasion.

Instituée le 13 mai 1992 par le Pape Jean-Paul II, la Journée Mondiale des Malades est célébrée, dès 1993, en date du 11 février de chaque année. Le Pape polonais Karol Wojtila, qui fut diagnostiqué de la « Maladie de Parkinson » une année plus tôt, c’est-à-dire en 1921, daigna fixer ladite Journée Mondiale en la Fête de Notre-Dame de Lourdes (11 février). Il s’avère logique que les deux fêtes précitées soient célébrées concomitamment. D’une part, il s’agit de témoigner de la solidarité et de l’affection vis-à-vis des personnes atteintes de diverses maladies. D’autre part, les 18 apparitions de la Vierge Marie advenues en 1858, telle qu’elle se présentera comme « l’Immaculée Conception » à une fille française de 14 ans, à savoir Bernadette Soubirous, sont associées  aux miracles et guérisons dont, jusqu’à nos jours, sont bénéficiaires beaucoup de pèlerins qui grouillent devant la grotte de Lourdes en France.

À  l’occasion de la 28e Journée Mondiale des Malades, le Pape François avait tâché de rendre public, depuis le 03 janvier dernier, un message au titre aussi évocateur qu’évangélique : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Cf. Mt 11, 28). Pour le Saint-Père, ces propos du Christ Jésus sont l’expression de sa solidarité face à une humanité barbotant dans la boue de l’affliction et de la souffrance. Ainsi renchérit-il en affirmant : « En cette XXVIIIème Journée Mondiale du Malade, Jésus adresse son invitation aux malades et aux opprimés, aux pauvres qui savent bien qu’ils dépendent entièrement de Dieu et qui, blessés par le poids des épreuves, ont besoin de guérison. Jésus-Christ n’impose pas de lois à ceux qui vivent l’angoisse de leur propre situation de fragilité, de douleur et de faiblesse, mais il offre sa miséricorde, c’est-à-dire sa personne qui les réconforte. Jésus regarde l’humanité blessée ».

Outre le regard pénétrant et tendre que pose le Christ sur les malades et les opprimés, le pape François s’emploie à mettre en lumière et à fustiger le ‘‘manque d’humanité’’ que peuvent ressentir des personnes humaines ployant sous le fardeau des maladies incurables et chroniques (de l’enfance ou de la vieillesse), des pathologies psychiques, des handicaps physiques et mentaux multiformes. Pour lui, l’enjeu consiste à promouvoir une « guérison humaine intégrale », laquelle ne consistera plus seulement à « soigner », mais aussi et surtout à « prendre soin » du patient. D’où la nécessité de couvrir de chaleur humaine le sujet souffrant : « Lorsqu’elle est malade, la personne ressent que, non seulement son intégrité physique est compromise, mais aussi ses dimensions relationnelle, intellectuelle, affective et spirituelle. Elle attend donc, en plus des thérapies, un soutien, une sollicitude, une attention… en somme, de l’amour. En outre, aux côtés du malade, il y a une famille qui souffre et qui demande, elle aussi, réconfort et proximité ».

Par ailleurs, le Pape François s’adresse directement aussi bien aux personnes malades qu’aux agents sanitaires dans deux des numéros de son message à l’occasion de la Journée du 11 février 2020. Aux uns, il rappelle que leur condition ‘‘d’opprimés et de fatigués’’ sous le poids de la souffrance, attire sur eux-mêmes le regard et le cœur de Jésus. « L’Église veut être toujours davantage et toujours mieux l’“ auberge ” du bon Samaritain qu’est le Christ (Cf. Lc 10, 34), à savoir la maison où vous pouvez trouver sa grâce, qui s’exprime par la familiarité, l’accueil, le soulagement », martèle-t-il. Aux autres, il convie à promouvoir la dignité et la vie de la personne humaine, sans pour autant céder aux tentatives d’euthanasie, de suicide assisté ou de suppression de la vie : « Chers agents du monde de la santé, toute intervention diagnostique, préventive, thérapeutique, de recherche, de soin et de rééducation, s’adresse à la personne malade, où le substantif “ personne ” prime toujours sur l’adjectif “ malade ” ».

Avant de boucler son message sur la note d’offertoire de tous les sujets souffrants ainsi que des agents de santé à Marie, vénérée sous le titre de « Santé des malades », le Pape François rive son regard vers toutes les personnes accablées de diverses maladies, cependant incapables d’accéder aux soins à cause de la pauvreté dans laquelle elles croupissent, à la justice sociale bafouée par leurs Gouvernants. Car, estime le Pape, « la vie doit être accueillie, protégée, respectée et servie, de la naissance à la mort : c’est à la fois une exigence tant de la raison que de la foi en Dieu auteur de la vie ». Sans doute ces propos du Souverain Pontife corroborent-ils avec ces mots de Saint Irénée de Lyon : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vue de Dieu ».

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