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Cette année 2019-2020, les supérieurs généraux de la famille paulinienne la promulguent comme « année de vocation » ; en même temps, nous commémorons le centenaire de la mort du vénérable Maggiorino Vigolungo (1918-2018). Rappelons alors aux jeunes un modèle jeune d’apostolat et de vocation paulinienne ! Certes, être jeune paulinien à la manière de ce dernier est un acte de grande valeur dans la famille paulinienne en particulier et dans l’Eglise en général. Qui est ce jeune homme dont la vocation est imitable ? Comment être Maggiorino vivant aujourd’hui ?

Maggiorino Vigolungo de son nom de baptême, Maggiore Secondo, est né à Benevello, dans la province de Cuneo, plus précisément dans le diocèse d'Alba, le 6 mai 1904. Animé d'intelligence, d’un caractère reconnu, le jeune italien devint, juste après la première communion de 1910, servant de messe de sa paroisse. Ainsi, c’est en jouant ce rôle qu’il va rencontrer Don Giacomo Alberione, fondateur de la grande Famille Paulinienne qui en ce moment, venait en aide au curé de Benevello. Sans hésitation, le jeune Vigolungo s'est immédiatement appuyé sur sa direction spirituelle.

Le 15 octobre 1916, animé par le désir de servir le Seigneur, le jeune Maggiorino, à 12 ans, décide de se joindre à la petite école de l’imprimerie, fondée le 20 août 1914 par le Bienheureux Jacques Alberione, qui constitue le premier pas dans la naissance de la Société Saint Paul, une des dix branches de la Famille Paulinienne. En entrant dans cette école typographique, Maggiorino s'est profondément engagé à vivre l'idéal pour lequel cette réalité avait été fondée: diffuser et communiquer l'Évangile par le moyen de la presse. « Avec les conseils du Père Giacomo Alberione et du Père Timoteo Giaccardo, il a compris comment modérer l'élan de son caractère et intensifier son amour pour Jésus Maître et Marie, Reine des Apôtres ».

Aujourd’hui, vivre à la manière de Maggiorino serait pour les jeunes en cheminement un mode de vie riche d’expérience et de dévouement. Commencer par comprendre et faire la volonté de Dieu est l’idéal pour lequel nous sommes appelés. C’est aussi comprendre l’apostolat paulinien, qui consiste à communiquer l'Évangile par le biais de la presse ;  mieux le faire dignement selon la volonté de Dieu et l’esprit du fondateur Giacomo Alberione.

C’est ce qu’a vécu le jeune Maggiorino car, pour lui : "ou saint ou brigand" ; c'est l'alternative à la fois fascinante et dramatique qui est proposée à tout enfant confronté à la vie et en particulier à Maggiorino Vigolungo, intelligent, fort, vif et qui a tendance à exceller. Entre la sainteté et être brigand, le choix du jeune homme était clair. Il se disait être saint dès le bas âge. En sus, son maître Giacomo Alberione ne doutait pas et espérait toujours à la sainteté de son élève.

Le but principal du jeune Maggiorino était de "progresser un tout petit peu chaque jour": pour cette raison, il se livra à une lutte acharnée contre ses défauts prédominants, notamment sa colère et son désir de se surpasser. Un instant, il imagina quitter l'école d'imprimerie, mais l'avis du père Alberione le poussa à ne pas hésiter. Rempli de zèle, il décide de se livrer à la diffusion de la bonne presse et était toujours joyeux de son apostolat et encourageait ses camarades: « Par conséquent, chers amis, répandez la bonne presse avec zèle, car nous pourrons ainsi écraser les méchants, fléau de la guerre, de la peste et de la faim. Alors courage dans le Seigneur ».

Infatigable comme son maître, Maggiorino a toujours été particulièrement attentif lors de la célébration et de l'adoration Eucharistique. Car, disait son maître, « vous êtes nés de l’Eucharistie. » En effet, un jour d’hiver, il est rentré à Alba après avoir parcouru quatorze kilomètres à pied. Il jeûnait, comme il était prescrit à l'époque pour recevoir la communion. Pour cette raison, avant de boire la tasse de lait chaud qui lui avait été offerte, il a dit: "Oui, mais d'abord la communion". 

Un modèle pour l’apostolat paulinien et pour la vocation des jeunes à l’apostolat des moyens de communication sociale. Au printemps de 1918, il dut rentrer chez lui, car il était très malade: une forme de méningite s'ajouta à la pleurésie. Voulant faire la volonté de Dieu, son Directeur de l’école lui demande s’il préférait guérir puis devenir, comme il l'espérait, un prêtre et un ouvrier de la Bonne Presse, ou mourir et aller au paradis. Sa réponse est celle qui nous intéresse : « je ne peux que faire la volonté de Dieu ». Après quatre jours d'agonie, alors que ses camarades de l'école typographique priaient pour lui et étaient arrivés au quatrième mystère glorieux, lui était décédé. C'était le 18 juillet 1918;  il n’avait que 14 ans. C’est donc, un modèle jeune de  sainteté, de perfection, de détermination qui peut encore plus que jamais servir aux jeunes et à tous ceux qui aspirent à la sainteté, mieux à la grandeur et à la connaissance de Dieu, à travers l’usage correct et apostolique des moyens de communication sociale.