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Le Bienheureux Jacques Alberione, fondateur de la Famille paulinienne, a toujours vu dans la femme une associée au zèle du prêtre. Homme fécond, il montre comme exemple de la place qu’il offre à cette dernière, la fondation de quatre congrégations religieuses féminines (Filles de Saint Paul, Sœurs Disciples du Divin Maître, Sœurs de Jésus Bon Pasteur, et les Sœurs de l’Institut Marie Reine des Apôtres) un institut séculier (Marie de l’Annonciation) pour les femmes consacrées. Ceux-ci donnent la chance à toutes celles qui, frappées par l’appel du Seigneur, de s’associer au ministère pastoral du prêtre, en redonnant espoir et en donnant le Christ Maître Divin, qui se présente comme la Voie, la Vérité et la Vie aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui.

Ce grand prophète de son temps, réfléchit en ce sens, sur l’apport que la femme pourrait donner à l’Eglise, ainsi qu’à l’humanité toute entière. Pour ce dernier, ce grand rôle que peut jouer la femme dans la mission du prêtre, pourrait s’expliquer par son dévouement et par les ressources dont la nature l’a comblée.

Par le sacrement du mariage, la femme quitte son monde habituel pour vivre avec son époux, en prendre soin et pour lui témoigner vivement son amour. « C’est de même pour la femme consacrée. Elle quitte le monde pour prendre part à son évangélisation. La femme nous paraît un être complet : elle joint la culture à la spiritualité, joue son rôle dans la famille et dans la société, apporte sa contribution aux problèmes profanes et aux initiatives religieuses. Tantôt elle se donne à Dieu de manière absolue, tantôt elle complète l’homme ». (Bienheureux Jacques Alberione)

Il serait donc majestueux de faire appel à la femme pour la sanctification de l’homme. Nombreux admettent que la femme serait la seule et incontournable occasion de chute pour le ministère sacerdotal. Cela peut être vrai, en une certaine manière. Mais ne peut non plus nous empêcher de croire en sa franche et fructueuse collaboration. Le récit de la création et de l’incarnation nous font bonne illustration, par une conception théologique qui dit : « c’est par la femme que le péché a pris face sur la terre et c’est par cette même femme que le salut nous est venu ». Il serait peut-être temps de voir autrement les choses !

La femme n’a sans doute pas comme mission ministérielle dans l’Eglise de proclamer la parole de Dieu, mais peut sans défaillance y collaborer efficacement. Car dans sa faiblesse, elle est capable d’héroïsme. Elle peut facilement et très rapidement se relever lorsqu’elle tombe pour rebâtir un avenir meilleur pour l’Homme d’aujourd’hui. Nous l’affirme le Père Alberione. Le Seigneur a bien voulu que cette créature chère à l’humanité ait une place aux côtés du prêtre, pour y accomplir une mission bien déterminée. Qui n’est rien d’autre que celle de transformer, d’éduquer, d’évangéliser et de sanctifier l’homme dans son intégrité. La femme est mère par nature. Elle sait toucher efficacement le cœur de tous.

Il serait raisonnable de faire appel à la femme pour atteindre l’homme et de lui confier la tâche sublime de sanctifier l’homme ! Puisse l’homme par l’intercession de la très Sainte Vierge Marie, Modèle par excellence de la femme, reconnaître celle-ci et lui donner la place qu’elle mérite, en se laissant transformer par elle.

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